L'autisme

 

Les critères descriptifs communs à la Classification Internationale des Maladies 10 (CIM-10, 1993) et au Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders IV-TR (DSM IV, 2000) font autorité dans la littérature scientifique. Elles définissent l’autisme comme un Trouble Envahissant du Développement (TED) caractérisé par un fonctionnement déviant et retardé se manifestant avant 36 mois dans chacun des trois domaines suivants :

-    Troubles des interactions sociales réciproques

-     Troubles de la communication verbale et non verbale

-     Caractère restreint ou répétitif des intérêts ou comportements

On parle de triade diagnostique.

Une troisième classification existe mais n’est pas reconnue au niveau international : la CFTMEA-R-2000 (Classification Française des Troubles Mentaux de l’Enfant et de l’Adolescent Révisée).

  

Notons que la littérature parle « des autismes » pour exprimer la grande diversité que peut manifester ce syndrome. L’éventail des difficultés au niveau de la communication et du langage oral est donc très large. Dans ce mémoire, nous avons choisi de nous intéresser spécifiquement aux enfants porteurs d’autisme non-verbaux ou sans langage.  L’enfant entre dans le domaine du verbal, à partir du moment où il produit « quelques mots non écholaliques en situation », «  quelques mots non stéréotypés », « quelques mots dans le cadre d’un échange ».  50% des enfants autistes sont non-verbaux (rapport de l’ANDEM), (Tidmarsh, Laurendeau, 2001), (Aussilloux et al., 2004), (Andres et al., 2005), et autres. Il y a corrélation entre le niveau de compétence verbale et la sévérité du handicap mental ; mais l’acquisition du langage est retardée de façon significative par rapport au niveau cognitif global chez tous les sujets autistes.